Les Murailles Médiévales de Teruel
Centre d’Interprétation de la Guerre des Deux Pierre

Les Murailles Médiévales de Teruel
Bienvenues au Centre d’Interprétation des Murailles Médiévales de Teruel et de la Guerre des Deux Pierre, une guerre importante qui a eu lieu au XIVe siècle entre la Castille et l’Aragon. Le nom de ce conflit fait référence aux rois qui ont participé dans la bataille, Pierre IV d’Aragon et Pierre I de Castille.
À 1374, Pierre IV souhaita effectuer de multiples travaux dans la ville de Teruel afin d’améliorer sa défense en cas d’attaque Les travaux ont été les suivants: la construction de trois citernes médiévales qui se trouvent encore au sous-sol de la place Torico, pour assurer l’approvisionnement d’eau en case de siège de la ville, et également rénover le périmètre défensif fortifié pour protéger la ville dans le cas de nouvelles attaques.

CONNAÎTRE LES MURAILLES
Matériaux utilisés dans sa construction:
Toutes les tours et murs sont datés de la seconde moitié du XIVème et XVème siècle. La technique employée dans cette construction est la maçonnerie, obtenue par le mélange de pierre, brique, chaux, sable et de l’eau. Si l’on regarde une section transversale des murs, il est certifié qu’ils ont été construits à l’aide d’un gréement constitué de deux murs verticales de “sillarejo” (Pierre en taille) ou de maçonnerie plus ou moins régulière, dont l’intérieur est rempli d’une épaisse couche de pisé en adobe de taille variable

Détail d’un mur construit aver la technique de “sillarejo” (Pierre en taille)
Périmètre et portes des murs:
Les murs présentait à l’origine 1740 mètres de périmètre dessinant une forme d’ellipse, et avait sept portes: quatre d’entre elles étaient des portes principales et trois secondaires.
Parmi les grandes portes, la première et la plus importante était la Porte de Saragosse, avec ses premières références en 1185; la Porte de Guadalaviar, située en face de la rivière Turia et datée en 1196; la Porte de Valence, datée en 1245; et finalement, la Porte de Daroca. Les portes secondaires étaient Saint Michel ou “La Porte de la Trahison”; le Nouveau Porte et la Porte du “Postigo”. En fait, seulement deux de ces sept portes existent encore: la Porte de Daroca et la Porte de Saint Michel.
La Porte de Saint Michel ou “de la Trahison”, à côté de notre centre d’interprétation, sont particulièrement intéressants.
La légende de la Porte de la Trahison

La Porte de Saint Michel est connue par tous les citoyens de Teruel comme La Porte de la Trahison depuis le XIVe siècle. A cette époque de guerre entre Aragon et Castille (1343 – 1366), la ville de Teruel résistait courageusement à l’attaque des soldats castellans qui entouraient les murs. Nous commençons à manqué de nourriture et d’eau, et le juge de la ville appelé Gil Torres craignait le châtiment des castillans pour ne pas se rendre facilement à leur attaque.
Craignant pour sa vie, il a fait une bonne affaire avec les ennemis, il ouvrira à l’armée castillane la Porte de Saint Michel le Jour de la Sainte Croix laissant entrer l’ennemi, alors ils ont pris la ville paisiblement. Les castellans ont conquis Teruel et lui ont vole tous ses trésors, et pour cette trahison, notre roi Pierre IV nous a refuse nos “Fueros” (privilèges et lois particuliers). Après un certain temps, sachant que le seul traître était le juge, notre roi rétablait nos privilèges.
LES TOURS ET SES RESTES TOURS DES MURAILLES DE TERUEL
Les tours défensives étaient situées autour de tour le périmètre des murs. Il est possible que nos murs présentaient à l’origine une trentaine de tours défensives de diverse datation et structure. Actuellement, il n’en reste que six ou sept, lesquelles nous pouvons les trouver le long de Ronda Ambeles et Ronda Damaso Torán.
La plus ancienne des tours conservées est Saint Esteban, qui étais à côté d’une porte disparue. C’est une tour ultra-semi-circulaire construite en “sillarejo”, avec des fenêtres étroites pour les archers et un sommet crénelé.



La Tour d’Ambeles présente une plante étoilée. Sa qualité constructive est très élevée bien qu’aujourd’hui la tour est transformée et mutilée. Il faisait partie de l’Alcazar Royal, actuellement disparu..
La Tour “Lombardera” ou “Bombardera”, à côté de la Porte Saint Michel, a des coins chanfreinés, plante semi-octogone et ne présente pas de mur à l’intérieur. Ce type constructif date du XVe siècle et le nom de la tour fait reference aux nouvelles armes de siège de cette époque: la “bombarda” ou “lombarda”, les canons. Sur les murs extérieurs on peut voir des Pierres en forme de croix en relief, qui ferment les trous où se trouvaient ces armes.
Finalement, la Tour d’Angle est associée à un tronçon de mur et sa plante est rectangulaire. La Tour de Saint Michel, la Tour de l’Eau et la Tour de la Potence, elles correspondent à notre actuel Centre de Interprétation
La Tour de l’Eau est connectée à l’aqueduc de la Renaissance du XVI siècle et a reçu l’approvisionnement d’eau pour le distribuer dans la ville. Ce nouveau système d’adduction d’eau transformait le développement de la ville et ses murs, que se sont épaissis afin de faciliter le transport vers les multiples fontaines de la ville. La Tour de la Potence est aujourd’hui disparue à l’exception des vestiges archéologiques, dans lesquels on peut apprécier une citerne pour préserver les aliments pour les gardes. À l’extérieur de cette tour se trouvaient les potences des exécutions

La Tour de l’Eau et l’Aqueduc des Arches

La Tour de l’Eau, Saint Michel et les vestiges de la Tour de la Potence
LA GUERRE DES DEUX PIERRE
La Guerre des Deux Pierre était un conflit survenu de 1356 à 1375 entre les royaumes espagnols de Castille et d’Aragon. Le nom du conflit fait référence aux dirigeants de ces royaumes: Pierre IV d’Aragon et Pierre I de Castille


Le contexte:
Au début du XIV siècle, la Castille souffrait des problèmes causes par sa guerre civile, qui a été combattue entre les forces locales et alliées du roi régnant, Pierre de Castille, et son demi-frère Henri de Trastámara. Pierre IV d’Aragon soutenu Henri, qui était aussi soutenu par le commandant français Bertrand du Guesclin et ses “compagnies libres” de troupes. Pierre de Castille était soutenu par les anglais. La Guerre des Deux Pierre peut être considérée comme une extension de la Guerre de Cent Ans plus large ainsi que la guerre civile castillane. Pierre de Castille cherchait à revendiquer le Royaume de Valence et Pierre d’Aragon souhaitait dominer le Méditerranée en opposition á Gênes, alliée de Castille. Un incident naval entre les deux puissances avait déjà provoqué des tensions: Les galères catalanes, armées par Mosssèn Francesc de Perellós, qui avait des lettres de marque du roi aragonais, ont Aidé la France contre l’Angleterre et ont également réussi à capturer deux navires génois à Sanlúcar de Barrameda. Gênes était un allié de la Castille. Pierre I, à la tête de la flotte castillane, rattrapa Perellós à Tavira mais fut incapable de le capturer.
La Guerre:
Au cours de la première phase de la guerre (1356-1361) les deux opposants ont subi des incursions militaires, mais l’incident principal a été l’attaque contre la flotte castellan dans le port de Barcelone en 1359. Ensuite, les deux monarques ont cherché des allies: Pierre de Castille a essayé de s’allier avec les demi-frères de Pierre IV, les Enfants Fernando et Juan, et le roi aragonais allies à la noblesse castillane dirigée par Henri de Trastámara, lors qu’ils étaient contre le totalitarisme du roi castellan. Il y a eu plusieurs traits de paix pendant ce conflit, comme le Paix Mezza-Terrer (1361) qui finissaient par être rompu et se batter à nouveau.
La deuxième phase du conflit s’est déroulée de 1362 à 1363 et a été caractérisée par la force des attaques castillanes, qui ont conduit à l’occupation de nombreuses villas d’Aragon et de Valence à travers le siège de leurs capitales. Cela a apporté des grandes difficultés et problèmes au monarque aragonais, qu’a dû accepter l’occupation castillane de plusieurs de ses terres. Peter IV répondait par la condamnation à mort de son demi-frère et permettait que ses alliés contre le totalitarisme accusent Cabrera de trahison et l’exécutent (Saragosse, 1364).
La troisième et dernière phase de cette guerre a eu lieu de 1363 à 1369, et commençait par la supériorité guerrière castillane sur son occupation du royaume de Valence, mais s’est terminée par la mort de Pierre Ire de Castille aux Champs de Montiel (Campos de Montiel). À partir de 1365. Henri de Trastámara est venu au premier plan avec les forces militaires d’Aragon et a mené la guerre en Castille forçant Pierre I à se retirer afin de protéger son royaume. Cependant, l’accession au trône d’Henri de Trastámara n’apportait pas à Pierre IV d’Aragon les avantages qu’il attendait, car Henri refusait de remettre le territoire de Murcie et les frontières qu’il avait promis. Le roi aragonais fut accepter une simple compensation (Paix d’ALMAZÁN, 1375), et malgré la victoire, les nombreuses pertes humaines et matérielles furent très défavorables à Pierre IV et au son royaume.


